Interview : The Animen

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The Animen : interview

Nous avions découvert en première partie de Last Train lors de notre dernier passage à la Maroquinerie un très bon groupe de rock au style très british. Cependant, nos Animals-Men nous viennent du pays des montagnes, du chocolat, de l’horlogerie et du fromage. Vous aurez deviné évidemment la Suisse, qui ne donne pas seulement dans la fondue mais aussi dans les grands crus. Lors de cette découverte très originale, nous avions été « déçus en bien » comme ils le disent. Nous avons pu les rencontrer dans un petit café parisien pour leur poser quelques questions :

Crédit photo : Julien Depreux

Crédit photo : Julien Depreux




The Animen, Nous vous avons découvert dernièrement à la Maroquinerie et nous nous sommes un peu intéressé à vous. Vous avez sorti deux albums « Hi » en 2013 et « Are We there yet » en 2015.

Nous avions aussi sorti un EP enregistré à Seynod à côté d’Annecy du nom de « Have a Party With », aujourd’hui introuvable puisqu’il nous a permit de démarcher les salles de concert. Notre premier album est une sorte de compilation des différents morceaux que nous avions composé. En revanche, ce deuxième album « Hi », est plus pensé dans son ensemble, il est vraiment à écouter entièrement. Nous avons voulu expérimenter des choses et se laisser dicter par le seul fait de jouer.

Quelles thématiques essayez-vous d’aborder dans vos chansons ?

Chaque chanson à sa thématique, il y a aussi des thèmes récurrents comme l’amour, le temps, la mort, les faits de vie. Le plus intéressant est la forme. Nous n’essayons pas d’imposer une musique à un texte, tout comme un texte à une chanson. C’est aussi important pour les autres musiciens du groupe de connaitre aussi les paroles pour connaitre l’idée générale de la chanson et de l’émotion donnée. Par exemple, 95% des chansons des Beatles, un de nos groupes favoris, parlent d’amour mais d’une façon brillante. « She Loves You » est juste parfaite !




Pouvez-vous nous en dire plus sur les scènes que vous avez faites ? En Suisse ? En France ?

« Are We There Yet » est le premier album distribué en France, nous avons un futur à écrire et nous le préparons. Il n’est pas plus facile de jouer en France qu’en Suisse. Le territoire est juste plus grand en France. En Suisse tu passes plus de temps à essayer de jouer qu’à jouer réellement. Si tu veux jouer, tu peux, mais dans quelles conditions ? Paris est un passage obligé pour les groupes car, depuis Napoléon, il y a une vraie centralisation. Du coup, les labels, les radios, tout le monde est à Paris. Il y a l’avantage que tu rencontres tout le monde en un coup, mais les scènes sont très prisées. Nous on veut juste jouer, on a pas la prétention de choisir les villes ou les scènes.

On parlait aussi des supports de diffusion comme par exemple le vinyle qui revient sur le devant de la scène aujourd’hui. Qu’en pensez-vous ?

Si cela aide les gens à écouter de la musique, je suis pour tout les supports. Que ce soit le ipod, le vinyle, etc… on s’en fout tant que les gens écoutent. Il y a beaucoup d’escroc dans le vinyle car l’objet est beau mais les formats ne sont pas forcément respectés et détruisent la qualité, il faut tout de même faire attention à ce que tu achètes. C’est très compliqué d’être puriste ! Tu te fais chier en studio pour la qualité de ta musique, et tu envoies ensuite tes morceaux en MP3. Mais nous ne sommes pas puristes.

Revenons un peu sur votre concert à la Maroquinerie, qu’en avez-vous pensé ?

C’était super, enfin un lieu qui sent la bière et la pisse ! Il y a vraiment une identité et une ambiance. Par exemple en Allemagne il y a certains lieux où tout est brut de décoffrage, tu rentres et peu importe où tu poses ton ampli, ça colle ! La Maroquinerie sent vraiment le rock’n roll ! Tu sens les groupes qui sont passés, honnêtement quand on est arrivé on a pris un peu peur, mais le lieu nous a conquit et le son étant excellent. Il y a en plus l’architecture qui est intéressante, ce genre de ring dans la fosse, et la hauteur sous plafond. Bref c’est parfait !

Nous vous invitons à aller les découvrir sur scène et écouter leur album « Are We There yet », vous ne serez pas déçu !

The Animen - Are We There Yet (2015)

The Animen – Are We There Yet (2015)




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