Interview : Vintage Trouble

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A l’occasion du Hellfest (2016) nous avons eu l’opportunité d’interview Vintage Trouble juste avant leur montée sur scène pour leur première dans le monde des enfers. Un groupe un peu à part dans la programmation du fait de leur style groovy-soul-rock mais qui a même fait danser les métalleux les plus chevelus. Une bouffée d’air frais au Hellfest qui se veut tout de même d’être assez éclectique dans sa programmation. Les mecs de Vintage Trouble, toujours habillés sur leur 31 aiment bien évidemment la musique mais aussi la mode et les belles bagnoles…

Salut les gars, merci de nous recevoir avant votre concert, comment ça va ?

Super ! On était un peu effrayé à l’idée de venir jouer devant des métalleux mais tout s’est super bien passé on à adoré !

Alors justement, est-ce difficile pour vous qui jouez de la Soul/Rock de venir dans un festival à la programmation plutôt métal ?

En arrivant on a vu l’affiche avec Megadeth, Black Sabbath, etc.. et Vintage Trouble ! On était effectivement un peu sceptique, mais tu ne peux pas savoir à quel point on était heureux sur scène de voir le retour positif et plein d’amour du public. Il y a dans ce festival beaucoup d’amateurs de musique et pas seulement de métal. Ils sont très ouverts d’esprit.

Vous avez un style très rétro de soul/rock à la James Brown, n’êtes-vous pas frustré de ne pas être nés dans les années 60 ?

(rires) Il y avait effectivement à cette période de la très bonne musique, mais nous ne sommes pas frustrés, car c’était une période difficile quand même. Les années 60 sont mes préférés en termes d’art, de design, de culture, de musique mais je suis heureux d’être ici maintenant, dans le monde dans lequel nous vivons.

Avez-vous processus établi dans la création de vos chansons Vintage Trouble ?

Non, c’est un cadeau, nous écrivons ce que nous ressentons à chaque moment. Quand je te parle là tout de suite, quelque chose se passe dans mon subconscient, quand tu regardes un film, tu trouves de l’inspiration, quand tu entends des gens applaudir cela t’inspire aussi (applaudissement en bruit de fond)
« 
Oh merci les gars ,je ne savais pas que c’était la réponse ! » (rires).

L’inspiration pour écrire une chanson vient de partout, de tout ce qui t’entoure, si tu es trop strict avec toi-même, si tu t’imposes une démarche d’écriture, tu vas probablement te fermer à création dont tu ne t’attendais pas.

Ty, comment as-tu eu l’opportunité de prêter ta voix et écrire quelques morceaux pour la série Vinyl ?

C’est une super opportunité, Martin Scorsese qui est un grand fan de Vintage Trouble a contacté mon manager qui s’empresse de m’appeler a son tour. Je devais représenter un chanteur de soul & blues capable de prendre toute la mesure de l’intensité émotionnelle des musique. Je suis allé dans un studio à New-York enregistrer quelques chansons et j’ai découvert mon personnage après. J’ai passé de supers moments à parler de musique et travailler les expressions de voix avec Ato Essandoh, l’acteur qui interprète Lester Grimmes dans la série. C’était fou pour moi, d’entendre ma voix sortir du corps de quelqu’un d’autre, surtout de participer à un projet de Martin Scorsese ! C’est un homme passionné de musique, dans chacun de ses films des Affranchis au Loup de Wall Street la bande son est une part indivisible de l’oeuvre. Donc de savoir que « Mister Scorsese » est un fan de Vintage Trouble, d’avoir reçu son appel, c’était tout simplement une consécration pour moi.

Vous êtes des adeptes du format d’écoute vinyle ?

(en coeur) Oh yes.

– Nalle Colt-  Ah, je croyais que tu parlais de la série, évidemment qu’on l’a acheté ! (rires) Mais oui complètement, j’en ai parce qu’ils en ont et on se les échanges parfois d’ailleurs Ty et Richard sont de vrais collectionneurs.

– Ty Tailor – Oh s’il y a une Dame à écouter absolument, et non pas parce qu’elle à un nom de famille cool, c’est Coco Taylor. C’est une chanteuse de blues qui transmet tellement d’émotions avec sa voix.

Quand je suis en tournée, je préfère les mp3, par praticité. Si j’achetais des vinyles, j’en aurais trop accumulé pour les écouter deux mois plus tard. Je pense que la musique devrait et doit être une cérémonie. Si j’étais plus à la maison, je n’achèterais que des vinyles, parce que je prends le temps de tout arrêter, de me poser et d’écouter ce que veut transmettre l’artiste. La seule mission c’est d’aller le retourner pour profiter l’autre face, c’est comme si tu avais deux albums ! Écouter de la musique est un vrai divertissement, une expérience, avec le mp3 tu sautes l’intro pour aller directement au solo. Je ne veux pas écouter la musique comme ça. Les musiciens mettent des mois à concevoir un album et c’est une belle démarche de vouloir l’acquérir en vinyle, c’est comme un trophée.  Ça me semble plus logique, ça sonne mieux non ?

Et vous, vous achetez des vinyles ?

-Sam- Oh yes, of course ! I buy only vinyles (rires)

-Rick- C’est assez impressionnant le nombre de vinyle que l’on vend, je veux dire, il y a une vraie demande de nos fans pour ce support aujourd’hui. Et puis c’est le seul format qui te permet d’avoir une pochette aussi grande avec des détails. Personnellement chaque artwork me rappelle des souvenirs, un moment, un lieu, une rencontre, un concert, une période de ma vie.

-Ty- Ouai, les vinyles ont une histoire, ils nous les racontent et on crée les nôtres avec. Ce n’est pas qu’une question de musique, c’est une culture. C’est un pan d’histoire, tes parents te racontent des souvenirs en revoyant leurs vinyles et te les transmettent. C’est comme si chaque album était un chapitre et que ta collection était ta biographie.

Quelle est selon vous la meilleure façon d’écouter Vintage Trouble. Devant la scène ou à l’arrière d’un vieux cabriolet américain avec deux femmes splendides ? 

– Rick – Hum, si tu peux garer ta caisse devant la scène… sincèrement, fais-le.

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