Live report : Rock en Seine 2016

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Rock en Seine 2016 : le live-report

Ambiance © Christophe Crénel

Ambiance © Christophe Crénel

Le festival Rock en Seine ouvrait pour la 15ème édition ses portes sous une chaleur de plomb, la casquette et la bouteille d’eau accompagnaient nos pintes de bières et notre bronzage de t-shirt. Et les 110 000 festivaliers ont été tout aussi content de trouver différents points d’eau accessibles gratuitement sur tout le festival. La petite fausse note sera tout de même l’orientation des festivaliers, pas de panneaux pour indiquer où se situent les scènes, ni même de nom sur celles-ci, au petit bonheur la chance donc pour aller voir son groupe attendu. Enfin, l’expérience du festival paye lorsqu’il s’agit de respecter à la minute près les horaires de scène (malgré quelques soucis technique de son, mais heureusement pas de playback !), le flux des visiteurs et leur sécurité. Côté programmation, on pourrait penser que Rock en Seine n’a de rock que le nom en voyant une minorité de groupes résolument rock mais l’éclectisme des styles est de qualité. Rares sont les groupes qui ont déçu le public et du rap au rock en passant par la pop et l’électro, et la jeunesse parisienne s’empresse de retourner comme chaque année danser devant les 5 scènes du festival. Retour sur les groupes qui nous ont marqué pendant 3 jours :

Bastille : le quatuor britannique aime la France et le montre bien. Outre le fait d’avoir emprunté le nom d’un des lieux emblématique de Paris, quelques mots en français pour remercier et déclarer leur flamme au public s’échappent de la bouche du chanteur Dan Smith sur leur pop music, indie/electro-rock, un mix parfait pour faire danser la foule de Rock en Seine. Bastille annonce la sortie d’un nouvel album « Wild World » après le succès de « Bad Blood » en 2013. Cette fois-ci les parisiens ont été conquis par la Bastille.

Bastille - Photo : Victor Picon

Bastille – Photo : Victor Picon

Two Door Cinema Club : Il aura fallu attendre 2 ans pour les fans de Two Door Cinema Club de voir leur groupe sur scène. Les Nord Irlandais ont été excellent pour leur retour en promettant « de la nouvelle musique, des nouveaux concerts, du nouveau tout ». Leur style électro-rock fait de nouvelle fois un grand succès avec une originalité musicale frisant parfois la funk et le disco.

Two Door Cinema Club - Photo : Victor Picon

Two Door Cinema Club – Photo : Victor Picon

Royal Republic : Les suédois nous ont impressionné. Leur rock précis et énergique est très efficace pour chanter (ou brailler) à tue-tête les refrains entraînant et les mélodies dignes d’un tube pop. Le charismatique chanteur Adam Grahn anime la scène et fait le show. Côté set-list, nous avons été gâté par les hits des précédents albums comme « Tommy Gun » et « Underwear » et surtout agréablement surpris par les morceaux de leur dernier album « Weekend Man » taillés pour la scène ! Royal Republic sera en concert à Paris le 08 Mars 2017 au Trabendo.

Royal Republic - Photo : Victor Picon

Royal Republic – Photo : Victor Picon

Last Shadow Puppets : Le groupe formé par Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kane (The Rascals) a confirmé une nouvelle fois les attentes depuis la sortie de leur premier album en 2008. Aux sons des violons que forment le petit orchestre derrière le groupe, Last Shadow Puppets nous a livré une performance dynamique et romantique.

Last Shadow Puppets - Photo : Victor Picon

Last Shadow Puppets – Photo : Victor Picon

Wolfmother : Andrew Stockdale en tête de meute, la composition du groupe à peu évolué depuis 2004, responsable des titres à mettre dans toutes les playlists rock « Woman » ou « Joker and the Thief ». Le groupe nous a fait revenir aux bons riffs simples et efficaces pour bouger la tête et taper du pied en jouant en majeur partie des morceaux de leur dernier album « Victorious ».

Wolfmother - Photo : Victor Picon

Wolfmother – Photo : Victor Picon

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros : Notre coup de cœur du festival ! Edward Sharpe, leader de ce collectif hippies sorti des années 70 nous a fait rêver en nous emmenant dans un univers d’amour et de paix. Le chanteur charismatique demandera au public quelques « histoires » en français, malgré le fait que ce dernier ne comprenne pas un mot, entre les morceaux d’un style langoureux ou festif. Pour Edward Sharpe la vie est une fête et, une bouteille de vin rouge et une bonne dizaine de clopes l’accompagneront sur scène pour vivre un moment présent et une communion avec son public exemplaire. Musicalement, les 9 musiciens du groupe sont monstrueux et suivent à la baguette leur chef d’orchestre qui se permet de leur demander d’improviser à tout moment, en laissant cette impression que rien n’est préparé quand Edward Sharpe nous demande à la fin du concert quel morceau nous souhaiterions le voir jouer.

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros- Photo : Christophe Crénel

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros- Photo : Christophe Crénel

Sum 41 : Retour en adolescence le temps d’une bonne heure pour retrouver quelques souvenirs de collège et de ses groupes d’amis sur Fat Lip qui clôturera le concert, Still Waiting, et d’autres morceaux cultes du groupe punk canadien qui s’apprête à sortir un nouvel album dans les mois à venir. Leur punk-rock n’a pas pris une ride et l’énergie déployée est rapidement communicative avec le jeune public. Le chanteur Deryck Whibley invitera quelques chanceux sur scène pour voir le groupe de plus près dès la fin du premier morceau du set.

copyright-Olivier-Hoffschir

copyright-Olivier-Hoffschir

Iggy Pop : On ne présente plus l’iguane. Le leader des Stooges a apporté sa pierre à l’édifice du punk-rock il y a bien longtemps, et il est toujours présent. Le show démarre sur le rythme effréné de « I wanna be your dog » puis « Passenger ». Iggy Pop, monument immortel a toujours la patate pour danser et se déhancher sur chaque morceau du Raw Power ou de son dernier album issu de sa collaboration avec Josh Homme : Post-pop Depression. On remarquera tout de même un petit problème à la jambe droite ou la hanche pour notre ami qui ne compte plus les années sur sa peau brûlée par le soleil. Avec ses 69 années (et oui déjà !) Iggy Pop a fait danser Rock en Seine comme une bande de jeunes au CBGB’s dans les années 80.

Iggy Pop - Photo : Olivier-Hoffschir

Iggy Pop – Photo : Olivier-Hoffschir

 

 

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